Quitter le nid
09/11/2005 18:08 par aimer_la_vie
Quitter le nid
J’ai voulu un moment
Sortir de son ombre
Replier les ailes
Qui me recouvraient de plomb;
Conquérir vite fait, une liberté nouvelle
Mais la solitude alourdissant mes pas,
Laissait sur l’amer bitume
Des empreintes d’abandon.
J’ai cru pourtant
Pouvoir me passer d’elle
En recherchant des amours passagers;
Pour apaiser cette faim de colombes frêles
Dans d’autres nids je me suis reposé,
Sans jamais laisser mon baluchon traîner.
Mes innommables virées
Furent l’hécatombe de mes lauriers
La lassitude étreignit mon esprit;
À l’agonie devant ma quarantaine bien sonnée
Le plomb dans l’aile, je me suis écrasé;
Face contre terre, je me retrouve sans aile
Je suis trop vieux pour de nouveau m’envoler.
Tu vois, petit homme, les étoiles sont les plus belles et parmi elles,
il en sera Une qui attirera ton regard mais, vois-tu, ce sont des étoiles,
et tu n'es qu'un petit homme...
Alors, je te connais, tu étendras le bras, le doigt pointé, ton regard s'illuminera mais, ne sois pas déçu si, malgré toute ta volonté, tu ne parviens à la toucher.
Ton Etoile, vois-tu, resteras toujours là, pour toi, au ciel et au creux de ton coeur, petit homme. Il te suffira de fermer les yeux pour que son empreinte, dans ta mémoire, ravive le souvenir doux de ces instants précieux et merveilleux que tu auras passés à la contempler, à l'aimer, à l'espérer, couché dans les verts prés.
LES MOULINS DE MON COEUR
Comme une pierre que l'on jette dans l'eau vive d'un ruisseau
Et qui laisse derrière elle des milliers de ronds dans l'eau
Comme un manège de lune avec ses chevaux d'étoiles
Comme un anneau de Saturne, un ballon de carnaval,
Comme le chemin de ronde que font sans cesse les heures
Le voyage autour du monde d'un tournesol dans sa fleur
Tu fais tourner de ton nom tous les moulins de mon coeur
Comme un écheveau de laine entre les mains d'un enfant
Ou les mots d'une rengaine pris dans les harpes du vent
Comme un tourbillon de neige, comme un vol de goélands,
Sur des forêts de Norvège, sur des moutons d'océan,
Comme le chemin de ronde que font sans cesse les heures
Le voyage autour du monde d'un tournesol dans sa fleur
Tu fais tourner de ton nom tous les moulins de mon coeur
Ce jour-là près de la source Dieu sait ce que tu m'as dit
Mais l'été finit sa course, l'oiseau tomba de son nid
Et voilà que sur le sable nos pas s'effacent déjà
Et je suis seule à la table qui résonne sous mes doigts
Comme un tambourin qui pleure sous les gouttes de la pluie
Comme les chansons qui meurent aussitôt qu'on les oublie
Et les feuilles de l'automne rencontrent des ciels moins bleus
Et ton absence leur donne la couleur de tes cheveux
Comme une pierre que l'on jette dans l'eau vive d'un ruisseau
Et qui laisse derrière elle des milliers de ronds dans l'eau
Aux vents des quatre saisons, tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon coeur



Une rose rouge
Une rose rouge s'est donnée Sous la lune blanche un baiser C'est l'été et dans le ciel en fête Sur la route blanche et désolée C'est l'été qui laisse solitaire
Et le blanc corsage sage a frissonné
Près de cet homme qui, ce beau soir d'été
Osa le premier sourire à sa beauté
Le temps d'une danse fut osé
On lisait dans les yeux des autres gars
Le regret de ne pas être celui-là
La nuit a fait briller ses feux follets
C'est l'été qui fait perdre la tête
Car aujourd'hui l'amour s'est réveillé
Une rose rouge s'est fanée
Et le blanc corsage sage abandonné
Est resté seul au bord du champ de blé
Ce n'est qu'une femme que l'amour fait pleurer
Un nuage danse au vent léger
C'est cet amant qui s'en va déjà
Quittant le village que l'on voit là-bas
Un pauvre cœur blessé pensant tout bas
Qu'un été, un beau jour de lumière
Peut-être que l'amour lui reviendra

Lorsque j'ai découvert le sud du Portugal, on m'a dit que je risquais de surprendre, sur les pierres chaudes ou les murettes ensoleillées, un drôle d'animal
aux yeux ronds et à la peau indécise. Un caméléon, véritable petit bijou préhistorique...
Ce que je ne savais pas, c'est que les caméléons parlaient. Voici ce que me dit l'un d'entre eux, sage parmi les sages, occupé à se faire dorer l'écaille sur
un rocher.
"Humain, tu veux vivre heureux? Alors observe-moi:
- Quand je prends une direction, je ne détourne jamais la tête.
Comme moi tu dois avoir un objectif précis dans la vie et rien ne doit pouvoir te faire revenir sur les choix qui te semblent importants.
- Quand je veux regarder autour de moi, c'est mon oeil qui tourne, pas ma tête.
Comme moi, tu dois t'informer où que tu te trouves, examiner sans te précipiter et comprendre que tu n'es pas le seul de ton espèce sur Terre.
- Quand j'arrive dans un endroit, je prends la couleur des lieux.
Comme moi, saches t'adapter aux hommes que tu rencontres, même à ceux qui te paraissent ridicules. C'est une question de tolérance et de savoir-vivre.
- Quand je lève le pied, je m'assure que là où je vais le poser, c'est le bon endroit.
Comme moi, sois prudent dans la marche, tu éviteras bien des problèmes.
- Quand je me déplace, je prends soin d'accrocher ma queue à quelque chose de solide pour assurer ma route. Comme moi, progresse lentement et sois certain que tu parviendras au but."
La fable dit vrai : si vous voulez vivre en harmonie avec le monde qui vous entoure, les animaux, la nature mais surtout les hommes qui peuplent cette terre, il vous faut adopter un comportement prudent, aimant, tolérant.
Rien de grand ne se fait dans la précipitation.
Faites ce que prescrit mon ami le Caméléon et vous serez surpris du résultat !
"Il y a deux façons de gérer les difficultés : les modifier ou s'adapter à elles."






